29 octobre 2009
CA SENT LE ROUSSI...
Déjà plus de 15 jours et ça ne passe pas. Je sais que certaines d'entre vous s'inquiètent pour moi... de mon silence, de mon absence... mais ça ne passe pas. Refaire surface est difficile alors je me fais beaucoup plus discrète. J'appréhende certaines sorties. Je m'inquiète pour l'avenir. Je sais que je dois relever la tête, affronter la situation, prendre des décisions mais je n'y arrive pas. Je croyais que le temps me permettrait d'y voir plus clair parce que toute cette histoire a, avant tout, réveillé de vieux démons, des blessures narcissiques très profondes. Une petite affaire d'ego devient un gouffre qui me parait infranchissable. Ce n'est pas qu'une question de ressenti par rapport à un "quelqu'un" qui a mal interprété et mal jugé l'un de mes écrits. Ca a et ça aura un impact concret sur ma vie et celle de ma famille. Je ne peux pas en faire fi. Et puis ça a soulevé trop de questions sur ma façon d'écrire "pour moi mais pas seulement"... sur la façon punitive dont j'ai pu être jugée voire sanctionnée. Lorsqu'on met à lire ce que l'on écrit, on ne s'attend pas à être désarmée face aux réactions du lectorat. Je ne suis pas préparée à cela et je sais mal y faire face. Voilà pourquoi j'ai envie de tout arrêter. Un vieil adage dit que "pour vivre heureux, vivons cachés". Jusqu'à présent par terrible besoin et envie d'être considérée, reconnue et aimée, je prétendais ne pas être d'accord avec ce dicton mais je crois que je vais désormais m'y résigner. Retourner à une vie plus confidentielle, c'est ne plus risquer de heurter qui que ce soit ; c'est ne plus provoquer des situations que je ne suis pas capable de gérer et de surmonter par la suite.
Je vous remercie chaleureusement pour tous vos comm' et merci à toutes celles qui de manière confidentielle, par de longs témoignages de sympathie, m'ont rassurée, m'ont consolée, m'ont incitée à continuer. Sans vous toutes et vos témoignages d'affection ; cela aurait été encore plus difficile à vivre encore. Je suis très touchée par cette gentillesse qui apaise la douleur narcissique. Vous toutes sans exception avez vu juste dans ma façon de vouloir "m'auto-ficto-décrire" dans un personnage nouillesque qui me permet de ne pas me transformer systématiquement en caliméro dans la vraie vie. L'auto dérision me soigne de mon penchant naturel à la victimisation. Toutes, vous m'avez convaincue que mon post n'avait rien d'outrageant, de calomnieux, de déontologiquement déplacé (merci tout particulièrement à mme la pro sur la question ! ^-^). Tout au plus mon ton badin, taquin, a t'il pu réveiller quelques susceptilibilés... mais là encore, vous avez su me rassurer : tout au long de mes articles, il apparaît clairement que je ne cherche à me moquer que de moi-même... et il ne faut pas avoir fait une thèse pour constater que je suis raide dingue de mon homme tout comme j'ai un amour inconsidéré pour mes enfants !
Au final, vous les "virtuelles", comme les "concrètes", vous me connaissez bien. Ca a été très précieux d'en parler par mail mais aussi de vive voix... et provoquer un mini buzz dans ma bourgade... quel événement ! lol... on aurait presque pu croire à un soulèvement féminin devant l'école le matin (c'est là qu'ont lieu les plus grandes discussions après avoir lâché les ti monstres aux maîtresses)... c'était "bon" d'avoir un comité de soutien improvisé et fort régénérant avant de prendre la route pour aller bosser !
Reste désormais à savoir si je saurai continuer ce blog. Parmi vos sollicitations et vos conseils, il est question d'écrire plus en "mode privé", d'ouvrir un autre blog, de continuer celui-là comme si de brien n'était, voire même d'en remettre une couche !! J'ai réfléchi à toutes vos propositions ; mais je suis plutôt "entière", je pratique le "tout ou rien"...
En mode privé, c'est me priver justement. Au fur et à mesure, ce blog a initié de belles amitiés, de belles rencontres... et je n'aurai pas envie de louper les hypothétiques prochaines... Hein ESperluette qui vient d'apparaître ??? ;-)
Ouvrir un autre blog ? Franchement, pas le courage ! A quoi bon faire un ersatz de celui-là ?
Tout arrêter ? Là aussi, c'est me priver... non seulement de beaux échanges mais aussi de ce "truc" qui me fait "vivre" plus intensément : écrire !!
Continuer ? Ca veut dire affronter ce problème... parvenir à passer outre et ça me semble si difficile encore ! Et risquer à nouveau, via mes écrits, d'autres mauvaises interprétations, d'éventuelles justifications à fournir et pourquoi pas d'autres humiliations, d'autres "punitions". Ca me décourage d'avance !
Des jours que je me pose toutes ces questions sans trouver de réponses satisfaisantes. Progressivement, la honte s'estompe et la colère me monte au nez... vous m'avez aidé à garder un peu de self estim et à me convaincre de n'avoir rien fait de mal...
Mais, mais, mais... la coquillette reste à fleur de peau... croyant toujours moins valoir que certain ou certaine pouvant abuser de leur statut, de leur situation ou de leur milieu pour bien marquer le fossé qui sépare parfois une personne d'une autre. Dans ces cas là, la coquillette devient carpette hélas !!
Alors merci, merci et encore merci à toutes celles qui justement m'ont fait comprendre que je ne devais pas me considérer ou me laisser considérer comme un paillasson... c'est un bon début non (ou une bonne fin, c'est selon...)...
So long comme on dit...
12 octobre 2009
LA FIN ?
EDIT DU LENDEMAIN en bas de page...
Deux heures en séance psy ce week-end sur « écrire ou pas, là est la question … » réduites en miettes aujourd'hui. Ce matin j'ai reçu une claque magistrale. Avec un « vous réfléchirez là-dessus » qui me fait froid dans le dos… L’impression d’être sur le banc des accusés. D’avoir mal agi. De heurter. De blesser. Sans volonté de nuire, certes, mais le « mal » est fait.
J’ai toujours su qu’écrire pouvait provoquer des réactions en chaînes insoupçonnées, des incompréhensions, des heurts. J’ai toujours su qu’écrire, c’était s’exposer aux ressentis d’autrui. Là où l’on souhaite parfois être juste « appréciée » ou « reconnue » ou avec une "aptitude à….", d’autres y voient du 1er degré ou de mauvaises intentions… qui plus est quand on n’a aucun contrôle sur son lectorat !
Un seul post a suffi à me remettre le doute entraînant, dans mon incapacité notoire à prendre de la distance, désarroi et malaise pour l’écorchée vive que je suis… sans caprice, sans envie que l’on s’apitoie sur mon sort, je me demande à nouveau si mes écrits ne me desservent pas plus qu’ils ne me satisfont. En choisissant la Toile comme lieu d’expression, je trouvais ça commode, cette manière de m’exposer virtuellement sans révéler mon identité vraie (bien moins « héroïque » qu’une nouille !). Je pensais naïvement que noyée dans la masse, sans trop faire parler de moi mais appréciée de certaines lectrices (que je remercie !), je pouvais exprimer librement mes anecdotes. Anecdotes banales que volontairement je tourne en dérision… pour pimenter le récit, pour travailler l’écrit… pour « nouillifier » le sort d’une « anonyme » ; histoire de la rendre plus intéressante.
Et puis forcément, les choses s’apprennent, se murmurent, se transmettent des uns aux autres… échappent à l’auditoire bienveillant qui me suit régulièrement. Me voilà « victime » de mes propres mots dans un effet boomerang qui me coupe les jambes (et les mains !). Sincèrement. Là où je devrais assumer mes écrits, je perds la plume dès qu’une réaction me désarçonne. Parce que je n’écris pas pour devenir une « fauteuse de troubles »… que je ne souhaite pas déstabiliser untel ou unetelle… que je ne remets personne en question hormis moi-même.
Ce blog m’avait permis jusqu’à présent de reprendre goût à l’écrit ; moi qui avait cessé de le faire à la suite d’une dispute épistolaire avec une amie chère que je n’ai plus revue depuis… et coupable je l’étais à ce moment là de ne pas avoir mesuré son chagrin, plus important que le mien. J’ai cru longtemps ensuite que ma capacité rédactionnelle était plus néfaste qu’autre chose.
Avec « maman coquillette », je pensais ne provoquer et ne faire de mal à personne… tout au plus « romancer » des trucs de fille, en forçant le trait parfois sur mes aventures très anodines. La dérision m’est apparue également une « solution » à des maux plus profonds que j’exprimais pour « travailler dessus » comme on dit en psy… Dans la vraie vie par exemple, quand Monzhom a eu son accident de voiture… ça a été très angoissant … et pourtant j’en ai fait un post plutôt rigolo…
Aujourd’hui, j’ai juste l’impression d’avoir merdé… de ne plus savoir écrire… de provoquer de l’embarras… d’en faire « trop » ou « mal » (que je ne mets pas longtemps à résumer de la sorte : JE fais trop, JE SUIS de trop, je fais MAL, je fais DU mal). Envie de disparaître dans un trou de souris. J'ai trop honte. Les questions se bousculent et je ne suis pas certaine d’avoir un jour le recul nécessaire pour ne plus en être mortifiée et meurtrie (des mots forts je sais mais qui trahissent bien le désarroi dans lequel je me trouve !).
Est-ce que si j’écris un jour sur mon rosbif trop cuit du dimanche midi, le boucher va refuser de me servir la semaine suivante, pensant que je remets en question la qualité de sa viande, ou, à contrario, va-t-il me « faire un prix » si je vante l’honneur du même plat dévoré par les enfants ? La pooooooste va-t-elle tout m’envoyer en tarif lent quand je souhaite un colissimo sous prétexte que je raconte mes déboires avec leurs services d’envoi ? Vais-je devoir changer mes enfants d’école quand je relate un petit échange « du tac au tac » avec la maîtresse dans le cahier de liaison ? Dois je m’inquiéter d’un prochain divorce quand je sous entends un désaccord ou une dispute avec mon Viking ? Aurais-je un procès de mes enfants quand je montre leur mauvais profil, que je pointe du doigt leurs petits travers ? Miss Pet Shop arrêtera t’elle de me donner du chocolat si je continue d’appeler son chéri Love Boat ? Ma super Pote Valou se vexera t’elle si elle apprend que je la surnomme aussi « Madame Parfaite » (qu’elle n’est pas puisque je vous dis que j’exagère la réalité dans ce que je raconte !!)? Mes copines devraient-elles me trucider si elles lisaient l’article que je prépare gentiment sur elle ??? Est ce que je vais devenir persona non grata sous prétexte que je taquine l’une, que je caricature légèrement l’autre, que j’accentue mon admiration pour la dernière ???
Dans ma grande paranoïa… vais-je devoir raser les murs de ma bourgade par peur d’être reconnue et tailler en place publique rapport à ce que je raconte ? Vais-je devoir éviter toutes les personnes susceptibles d’apparaître même anonymement dans mes posts ?
Je sais pas, je sais plus… mais si écrire ma petite de nouille produit plus d’embarras que d’effet positif… à quoi bon ? Autant transformer Coquillette en coquille vide…
Voilà… c’est un post (encore trop long, oui je sais mon amour) qui sert un peu de droit de réponse (parce qu’il ne sera pas possible autrement) et qui met peut être un terme à un peu plus de deux ans de griffonnage… par « peut être », je n’entends pas forcément que les fidèles et identifiables lectrices m’encouragent à continuer, par simple plaisir d’être désirée… j’espère être juste comprise par le plus grand nombre et que, pourquoi pas, elles expriment un point de vue sur la question… continuer ou pas quand on a perdu confiance en soi à nouveau et que la honte prend le pas sur le désir d’écrire ?
Je ne sais tellement pas relativiser et avoir du recul sur les choses et les gens !! Je ne sais tellement plus asseoir ma position et assumer mes actes même lorsqu’ils ne sont pas compris ! Y arriverais-je seulement un jour ?
A vous toutes les confidentes généreuses et sincères, plus tout à fait inconnues pour moi sous leur pseudo… merci de tout ce chemin parcouru ensemble ; qui m’a fait paraître la vie plus exaltante et savoureuse… surtout vous, continuez ! Parce que je vous suis…
Ps : réflexion faite… Madame Parfaite est vraiment parfaite (si ! si !)… et la viande du boucher est succulente.
EDIT DU LENDEMAIN
Ne cherchez le post qui a mis le doute sur la suite à donner à ce blog. Je l’ai supprimé. N’allez pas croire qu’une personne malveillante cherche à me nuire. Du tout. Je ne peux en vouloir à personne. Je suis juste pétrifiée de honte. J’ai appris à mes dépens qu’on peut être lue par des gens « insoupçonnés », qui me connaissent et que je connais dans « la vraie vie »… des gens à qui je n’aurais pas transmis le lien de ce blog… parce que dans mon quotidien, je croyais pouvoir « choisir » mon lectorat. Pas le subir. J’ai manqué de discrétion et de jugeote.
Bien sûr que sur le Net on est aussi vulnérable et le monde reste petit. Ce n’est pas parce qu’on se « cache » derrière un pseudo qu’on n’est pas moins identifiable. C’est un des risques de l’exposition.
Un autre est d’être mal interprété. Ai-je besoin d’ajouter que dans la « vraie vie » je suis un peu (beaucoup)moins wonderwomanouille que ce que je raconte en ligne ? Faut-il insister sur ma capacité à plus ou moins caricaturer mon vécu, à pratiquer une auto dérision défoulatoire, à mettre en avant tel ou tel trait, telle ou telle chose dans une certaine forme de mise en scène ? Faut-il se censurer sous prétexte de « mauvaise » lecture, d’interprétation tronquée ?
Un écrivain dirait que son écrit prévaut sur le ressenti du futur lectorat ; qu’il prend le risque d’être jugé ou pas compris (même s’il préfère évidemment être aimé d’un public le plus large possible). Je suis loin d’avoir ce détachement et c’est la raison pour laquelle je remets en cause l’écriture et la continuité de ce blog.
Merci à celles qui s’inquiètent et qui me soutiennent à travers des mots chaleureux et réconfortants. Il faut que je me remette de cette épreuve avec un peu plus de discernement.
En attendant, j’en profite pour clarifier deux trois trucs… AU CAS OU :
A la divine comédienne Marion C* (que j’admire !) ne t’inquiète pas, je ne suis pas érotomane… ce n’est pas parce que j’ai joué la star sur une photo avec ton chéri que je l’ai placardé au dessus de mon lit et que j’en rêve la nuit…!!!
A ma super esthéticienne qu’elle ne se méprenne pas non plus… la mise en pli des cils n’est pas un moyen supplémentaire de mettre les bimbos sur la paille… ça ne marche pas sur moi, c’est tout… (je ne suis pas une bimbo!!)…
A la Poste que je soutiens le service public (colissimo svp ! J’ai un colis en partance)…
A Madame Parfaite qu’elle est parfaite « juste ce qu’il faut » (pas comme Bree !! lol)…
A mon Viking que c’est LUI l’homme de ma vie (dans le doute hein…) et que je suis désolée d’être un « drôle de zèbre » si fatigant et incompréhensible (au moins 6 mois de l’année)…
A mes enfants que je suis une maman très chanceuse (même si parfois je vous hurle dessus)…
A Gaufrette qu’elle est comme une vraie tite sœur et aux blogocopines que je ne triche pas avec elles et que ma sincérité reste entière dans nos échanges de mail…
A ma psy merci (de me recevoir même un dimanche !)…
Et ah j’oubliais… ceci à madame la bouchère : lorsque je vante la viande succulente de son mari… je parle bien de son rôti et de rien d’autre hein... dès fois que…
A bon entendeur…
09 octobre 2009
UNE BOUGIE...
C’est une petite perle naturelle… que la vie polit joliment petit à petit.
C’est un rayon de soleil qui en ce moment brûle parfois plus qu’il ne brille…
C’est un tempérament qui s’affirme, une indolence qui s’affiche, une liberté qui revendique
C’est un entre deux déroutant : grandir ou rester petit ?
C’est un bouillonnement d’émotions, d’interrogations, d’enthousiasme et de nostalgie
C’est un corps qui s’émancipe, se looke, s’acoquine
Hier enfant… aujourd’hui demoiselle…
14 ans
Un regard qui s’affranchit
Un sourire éclatant
Une très jolie jeune fille qui s’esquisse
Vicky… enfant pas sorti de mon ventre mais attendue et espérée tout autant
J’ose dire « ma » fille très souvent
John Lennon est né le même jour que toi
Je réécoute « Imagine » en espérant que ta vie à venir soit aussi belle que cette chanson-là
Et te souhaite un bel et heureux anniversaire
Bien à toi
17 septembre 2009
L'EPARGNE TEMPS...
Non, non, je ne me suis pas enfuie en hélicoptère avec un p'tit gars célèbre... ;-)
j'ai juste pas le temps d'être par ici... ou je ne prends pas le temps, c'est selon ! En fait, je prends le temps de faire les choses l'une après l'autre, sans précipitation... je ne cours plus plusieurs lièvres à la fois parce que j'ai enfin compris que je n'ai plus l'énergie de le faire ! La rentrée est plutôt "sage" cette année, loin de cette frénésie de nouvelles bonnes résolutions que je m'infligeais d'habitude. Je me pose par nécessité. Je ne cherche plus à tout faire "vite et bien", à courir après le "toujours mieux". J'essaie de contrôler et de réguler mon niveau de stress. Je redécouvre le "faire simple". Bref, je m'épargne un peu... et comme aujourd'hui, j'ai deux p'tits gars malades à la maison et que je couve le rhume... et bien ce sera sieste obligatoire ! Et pis c'est tout...
04 septembre 2009
DANS LA PEAU DE...
C’est une sacrée belle journée… fait trop chaud même mais quel soleil… j’espère que nous aurons de belles images. Ah, j’aperçois l’hélico… il en jette, en bordeaux !! Bon, le staff m’a averti que tout était près, c’est cool. Y’a pas trop de monde, on va pouvoir aller vite et discrétos. Allez hop, on se gare près du camion. Les premières prises de vue ont été faites, j’ai vraiment une bonne équipe. Aaaah, ça fait du bien de sortir de la camionnette, on est loin de la voiture de sport ! Vivement le bus climatisé de tout à l’heure. Bon, tout a l’air OK. Me reste deux trois coups de téléphone à passer pour les plans de demain. Ce soir, retour sur Andernos et tournage de nuit. Suis crevé déjà. Faut que je tienne le rythme. Que je me calme. Tout se passe super bien. Aïe, le bluetooth déconne… j’entends mal… Allo, allo ? Tu m’entends là… ? Ok, on reprend… je disais que par rapport à la séquence de demain, on cale tout dès maintenant… on tournera très tôt … là je devrais avoir de superbes vues du ban d’Arguin. Faut prévoir des plans cartes postales au montage hein… tiens, attends, c’est bizarre, ya une nana qui me regarde de loin… c’est pas la fille de l’aérodrome pourtant… je me demande si je la connais… faudrait que je m’approche mais elle se la joue « regard en coin »… elle aussi, elle fait des allers venues. L’ a pas l’air de bosser ici… mais pas non plus de faire partie des prochains touristes à monter dans les airs.. elle sait qui je suis, ça c’est sûr… elle parle discrètement aux oreilles de deux gamins blondinets… merde, le plus petit prononce mon nom super fort ! Tais-moi minot ! Suis là incognito moi ! Look passe partout, lunettes de soleil et casquette… la nana attrape le loustic, elle a dû comprendre qu’il fallait pas que ça s’ébruite… mais JP s’approche, il a entendu lui aussi… ouais je sais, faut qu’on se dépêche avant d’être repérés et que ce soit la cohue et la chasse à l’autographe… Mais c’est qui cette fille… une nana rencontrée ya 10 ans*… ha ha ha… !! Une copine de Marion** ? Une nana du Cap ? Une fan ? Une cinéphile ? Une voisine ? Une psychopathe ? … elle m’énerve à me regarder mine que rien… si seulement, elle pouvait retirer ses lunettes de soleil aussi, j’aurai une chance de la reconnaître ! Peut être…. Pfff… ses mômes courent dans tous les sens et m’observent… Marion** craquerait, c’est sûr ! Suis sûr qu’on en fera plein des bébés… en attendant, faut que je termine celui là de bébé (de film). JP me fais des grands signes, il va finir par péter un câble… allez, je vais monter dans l’hélico… la bobine est prête, on a 20 minutes de pellicule… il faut maintenant que je passe devant elle… elle sourit presque timidement, dans sa robe à bretelles. Mais, mais, mais… c’est Coquillette !!! Bon sang, mais tu pouvais pas te montrer un peu plus !! Allez, viens là faire une photo… vite, je suis pressé quand même… halala… quelle nouille de midinette tu fais, toi… et dire que je ne t’avais pas reconnue ! C’est François***, Jean****, Gilles***** et Marion** qui vont être jaloux ! Sacrée Coquillette va !
* allusion au scénario « Les petits mouchoirs », écrit par lui-même…
** Cotillard
*** Cluzet
**** Dujardin
***** Lellouche
03 septembre 2009
JOUR DE RENTREE...
Ce n’est pas vraiment un matin chagrin mais pas celui de l’effervescence non plus… dur de sortir du lit encore tout ensommeillé, le p’tit dej’ traîne en longueur, pas facile de s’habiller comme un grand … les parents s’impatientent, œil sur la montre… on ne va tout de même pas arriver en retard dès le jour de la rentrée !! Sur place, pas de place, évidemment… les voitures mal garées gênent la circulation… on râle sur le manque de civisme… y’en a certains qui devraient y retourner à l’école, tiens ! Bien sûr, il faut se parquer à perpét’… on maudit ses talons… Dans la cour, un agglutinement de parents surprotecteurs d’enfants collés à eux… des enfants pas tous très fiers d’ailleurs… le cartable semble déjà peser une tonne… y’a tant d’appréhension dedans ! L’a l’air sympa la maîtresse ou pas ? Oh une nouvelle !! On attend son nom, on tend l’oreille… faut déjà bien écouter ! Les parents encouragent, rassurent et réconfortent. Câlinent discrètement. Tentent de jauger à vue d’œil le, la futur(e) enseignant(e) de leur rejeton. Et puis les minots s’en vont par grappe… les fiers se tapent la pogne avec des codes de gangster… les filles sautillent, les timides se cachent, les anxieux tentent de retenir leurs larmes… dernier regard sur papa, maman ou les deux… avec le léger sourire de l’écolier qui se résigne… Pas facile l’entrée en CE1. On a beau être un bon élève, on craint toujours de se tromper, de ne plus savoir, d’oublier sa colle, de se faire fâcher… Heureusement, y’a le meilleur copain qui soutient… qui se mettra « à côté » ; au moins la première journée. Après, on verra… mais vivement la récré ! Pas simple non plus la Moyenne Section… dans une nouvelle classe presque sans les copains ! Pis, faut laisser le doudou au porte manteau et apprivoiser une nouvelle maîtresse alors qu’on aimait tellement la première ! Dire vite au revoir à papa maman sans pleurer et penser qu’on les reverra bientôt, dans même pas un dodo ! Vivement hein… vivement !! Quand faut y aller...
Ca traîne un peu les pieds...
02 septembre 2009
... AVANT LA RENTREE...
La force intérieure pour l'un...
Le mouvement maîtrisé pour l'autre...
Mes deux invincibles...
27 août 2009
ESCAPADE...
Mon Viking a de la ressource quand moi je n’en ai plus beaucoup (j’espère que l’inverse est vrai aussi !!). Et parce que dernièrement une bonne conseillère nous a incités à davantage profiter l’un de l’autre… nous essayons de nous caler des moments à deux dès que possible… reprenant le boulot lundi (en traînant fort les pieds…), j’avoue que je n’étais pas très enjoy… sauf que…. tadadaaaammmm , tour de magie de Monsieur Macaroni ( ;- à la douce Silo) qui enlève sa nouille de Coquillette à la sortie du job pour soirée **SURPRISES**:
- un ciné : bon moment devant Public Ennemies avec des acteurs supers bons et des images forts maîtrisées
- un passage express chez le Monsieur de la Mode à Petit Prix pour achat d’une tenue complète du lendemain (au lieu de juste « tite cu***lotte » initialement prévue)
- une visite éclair chez Carrouf pour nos ablutions
- un dîner en amoureux dans un resto de fruits de mer à volonté (l’iode me ravigote !)
- une nuit à l’hôtel (biiiiiiiiipppp… rien à ajouter… hé hé hé)
Au matin, réveil en douceur et p’tit dej’ aux roucoulades. Puis reprise du boulot (léger soupir) avec le sentiment presque jubilatoire d’avoir découché… y’a rien de mieux que ces petits plaisirs ressemblant aux écarts de conduite d’un couple illicite tout en restant mariés ! Tentez- le !!
26 août 2009
RETOUR...
Du soleil (heureusement)… des siestes pas crapuleuses… beaucoup de lecture… une invasion de vilaines petites bêtes à cheveux… un passage radical chez le coiffeur… un parasite adulte… le rire des enfants… des prises de tête... une piscine… des plongeons… du rhum… des grillades… des hormones en ébullition chez une ado qui se cherche… une presque grande qui essaie de lâcher prise et qui s’interroge sur l’après bac… des desserts à la pomme forts réussis (que c'est moi qui fais !)… la dune du Pyla… un festival aux saveurs du monde… des glaces… une profonde lassitude… une vilaine otite… des nuits hachées… le pique nique de l’arrivée et du départ… un ciné par temps gris… des p’tits tours en bateau… une balade à dos d’âne… le biberon aux agneaux… des consignes à respecter… des autorisations de sortie… une punition et des grands très en colère… une miss nombril très énervante… des tours de vélo sans roulette… un carrousel… des apéros au bar et des cacahuètes… un Guillaume Canet dans un hélico… Monzhom vu d’en haut et moi qui défaille… un bouc qui revient (merciiiiiii mon amour !!)… des tours de chant… un cœur parfois chagrin… trop d’anxiété encore… des parties de billard… beaucoup de discussion d’avenir… de l’huile à paillettes mais le visage « nude »… pas une ligne d’écriture, pas une aiguille à la main… zéro biNouille… des massages… un GO sympa… et même un karaoké !
A peine 15 jours pour décompresser… trop peu ou pas assez, je sais pas… trop de fatigue encore et le sentiment de vacances « inachevées », incomplètes et frustrantes… la « sauce » n’a pas pris que c’est déjà fini… on se dit qu’on fera mieux la prochaine fois… que les 4 enfants se sont fort bien amusés tout de même et que ça, ça n’a pas de prix… que nos problèmes d’adultes ne sont pas insurmontables, que la rentrée va bien se passer et que jusqu’ici, tout va bien… jusqu’ici tout va bien… jusqu’ici, tout va bien…
22 août 2009
QUATRE...
Déjà tout bébé, il tenait à rester le plus souvent debout. Pas assis. Debout. Pour ses 1 an, il voulait marcher. A quelques jours près, il y est arrivé. Et voilà qu'avant de fêter son quatrième anniversaire, il s'entiche de faire du vélo "sans roulettes" ! En avant l'aventure ! Tout seul et en deux coups de pédales, le voilà maîtrisant son guidon, testant les dérapages et les freinages d'urgence.
Mon bébé lune, mon pirate tout doux, mon marinou, mon apprenti cascadeur, ma graine de champion a 4 ans aujourd'hui. 4 ans que ce petit bonhomme pétillant, bouillonnant d'énergie et de joie de vivre est sorti de mon ventre transformé pour l'occasion en fermeture éclair. Depuis, il n'a pas cessé de m'impressionner par son charisme si solaire, ses rires si clairs, sa volonté farouche, son assurance et son naturel.
Alors ma bouille d'amour, ma goule de fouine sale, mon enfant sauvage aux yeux si grands et si vifs, avec ton petit "S" sur la langue parfois et ce sourire qui te mange les joues, je te souhaite de découvrir le monde avec toujours autant d'appétit et de saine curiosité. De garder cette énergie qui te donne des ailes et de profiter de chaque instant comme tu sais si bien le faire déjà.
Ta maman fan de toi qui de souffle des mots d'amour à l'infini, mon petit soleil de tous les jours.
06 août 2009
PAUSE...
Arrêt momentané des programmes nouillesques…
Pause qu’on espère salvatrice sur le Bassin d’Arcachon…
Merci à toutes celles qui malgré la trêve de blogs estivale nous ont témoignés leur sympathie et leur affection. Monzhom tient le choc malgré le douloureux cap du deuil. Moi, je refais surface doucement et défais un à un les nœuds trop longtemps serrés dans ma tite tête...
Belle fin d’été à vous…
01 août 2009
ETRE ET AVOIR ETE PERE...
Il y a quelques semaines, dans le documentaire "des hommes en vrai", j'avais été frappée de constater à quel point les hommes de ces deux dernières générations semblaient paumés, fragilisés, en pleine interrogation sur leur devenir et leur paternité. C'était bouleversant. Depuis 3 jours je le suis d'autant plus. Je constate à quel point mon héros de tous les jours, celui que j'aie dans la peau depuis 12 ans AUJOURD'HUI, malgré ses doutes, ses déceptions, ses espoirs et ses appréhensions, a toujours su être père. Assumant ses choix, ses décisions et ses erreurs. Acceptant même de se remettre en question dans l'éducation et la paternité. Longtemps je l'ai entendu dire que c'est grâce à son père qu'il avait pu le devenir à son tour... un père qui avait su être aimant, attentif au bien être de son fils, paternel et maternel à la fois... galérant parfois pour l'élever seul.
Un père s'effaçant progressivement de la vie de son fils, un peu par hasard puis par fatalité et résignation.
Un père qui vient de s'éteindre brutalement...
... probablement n'ayant pas supporté lui-même le choc de perdre son propre père il y a deux mois...
... foutue vie qui joue d'aussi mauvais tours en si peu de temps...
Au delà de l'épreuve et du chagrin qui surgissent..... j'aimerais dire à mon Viking si fort et si résistant qu'il est le condensé des deux hommes qui l'ont forgé. Qu'il est PERE au plus profond de lui-même... et que cet amour indéfectible qu'il a pour ses 4 enfants feront d'eux des adultes épanouis, j'en suis certaine... ils auront les clés pour devenir à leur tour PERES et MERES sans nul doute.
Grâce à lui et grâce aux hommes qui l'ont construit.
Pour le reste : carpe diem... et surtout aimons nous vivants.
Grand Corps Malade - Pères et Mères ( Kenfowsen music )
envoyé par Kenfowsen - Clip, interview et concert.
28 juillet 2009
JE ME SOUVIENS... DU MOIS DE JUILLET...
Du soleil forcément. Que j’aime. La chaleur aussi. Vacances. Le privilège de partir tous les ans. Un mois avec papa… un mois avec maman… Centre aéré aussi. Détesté celui là. La peur du passage sur le petit pont, dans le car très haut, très grand. Premiers poux sur cheveux longs. Aïe ! Une médaille en argent (en alu !) aux olympiades, au saut en longueur. Cendrillon au spectacle de fin de saison dans une robe jaune en papier crépon. La copine qui pleure en fée carabosse… le petit frère qui pleure quand on se croise au hasard des chassés croisés des groupes… moi qui pleure de ses pleurs… le dégoût du goûter : je déteste le pain avec de la compote de pomme dessus !
Les shorts en satinette… un bleu et un rose… avec des bandes blanches sur les côtés. Leçons de natation attendues et aimées, avec Christian au cheveu sur la langue que j’adore… la petite culotte oubliée dans le sac de change et la honte d’être « cu%l**n*u*** ».
Vendée : un tir à la carabine avec le tonton : un joli carton ! La peur des méduses. La quête des jolis coquillages. La lecture des Cornichons au chocolat. Les batailles d’algues ou qui emmêle les pieds … Un match de catch féminin, très impressionnant. Les bateaux construits dans le sable pour faire plaisir aux cousins. Les sorties nocturnes où l’on chipe sur les étals des pralines en rêvant d’un chichi ou d’une barbe à papa. La robe à volants : violette avec des fils dorés qu’on porte de nombreuses années, même trop courte, même trop petite.
Comme en juin, des retrouvailles à la piscine avec les copains et les copines. Sous la musique d’Indochine qu’on fait semblant d’aimer. Les premiers plongeons du 5 mètres… plus d’appréhension à l’idée de perdre son maillot arrivée en bas que de faire un plat.
Première fois en avion. Les Etats Unis : Tarrytown, New York, New Jersey, Michigan, les chutes du Niagara. La sensation de l’immense : les tours, les routes, les voitures, les maisons, la nourriture, les champs, les arbres… la sensation de vertige en montant au sommet de l’Empire State Building. Les tags du métro et les photos des enfants disparus sur les bouteilles de lait. Mes premières parties de tarot. Le Seven Up. Les gens qui courent. Les « pin pon » tout le temps. Le début de la lettre à Elise au piano. Le topping au chocolat sur la crème glacée. Les Bacon Laituce Tomatoes (que je fais encore !). La couture d’un tablier (toujours gardé !). Mon walkman adoré trouvé à New York city. La conversation près d’un lac sur « être et ne pas être, telle est la question »… les écureuils. Sur l’île de Sugar Island une grande maison en bois au bord de l’eau, un bateau, un renard argenté aperçu le jour du départ… la fille au pair qui lit « 20 ans »… « The man from snowy river », vu, vu et revu en anglais sur le magnétoscope… mes premières histoires qui s’en inspirent. Des céréales à gogo… ma première boisson alcoolisée : un colonel !! Une cérémonie épiscopale assez étrange. De grandes tablées. Un barbecue à l’américaine… les blagues des grands qui se « demandent ce que font les pauvres » en buvant une Budweiser.
Les premiers soutiens gorge qu’on n’a pas besoin de remplir avec du coton… le monokini assumé longtemps… les feux d’artifice sur la grande place avec les prisonniers qui regardent derrière les barreaux.
La Tremblade… les cris de la petite sœur et de sa copine du même âge qui fait ses dents, le seul soir où je suis « de garde »… la Côte Sauvage et ses dangers. Je manque (encore !) de me noyer, saloperies de rouleaux… les premiers émois épistolaires… des heures à écrire, à raconter dans des cahiers d’écolier… beaucoup de lecture, quelques dessins… cassettes de JJG en boucle… ou BJH… ou Dire Straits…
Les Juillet théâtraux… répétitions intenses d’une trilogie de Shakespeare… on a 11 jours avant de jouer… je suis une sorcière là où je rêve d’être une Juliette. Plus tard, je serai saltimbanque !
Montpellier en construction d’une ville nouvelle, Palavas sous la pluie et le vent… la Grande Motte affreuse… la piscine dans la maison de vacances et les fêtes d’étudiants en médecine où l’on rêve d’aller. L’arrêt des ongles rongés… le p’tite frère aux urgences qui a avalé de l’eau de javel… l’ennui, un peu aussi.
La chaînette au pied… encore des sorties à cheval et quelques progrès… des sorties en moto avec le copain d’enfance. Des poèmes inventés. Des soupirs. Des attentes. Des cartes postales. Des roulades dans le foin… suivies d’éternuement à répétition.
Des retrouvailles lors d’une fête d’anniversaire avec la promesse de ne plus jamais se quitter… et puis les vacances à Molines qui virent au fiasco… la fuite vers Annecy… où je vais travailler… où je vais rejoindre « un autre ». Début de serveuse dans une cafet’ pourrie avec Dave en vedette sur le parking d’à côté… d’autres fêtes avec d’autres copains que je ne reverrai jamais. Des promenades à la Clusaz et le pied posé sur une vipère… ma phobie des serpents… des nuits blanches à mater des cassettes de Fellini, Almodovar ou Truffaut… des heures amoureuses aussi… des coups de fil en douce à l’amant abandonné… les Rita en Boucle… Noir Désir à fond la caisse dans la Lada… plus tard dans 4L.
La « sardines party » chez le pote qui vient de s’installer à la campagne suivie du bal des pompiers : première (légère) cuite avant ballade du lendemain en canoë… épique…
Les premières lunettes pour les heures de code… la galère des horaires chez mac do et le job qu’on finit par abandonner. Le stop jusqu’à Sion, heureusement qu’on est deux ! La découverte et l’apprivoisement de mon chat Batman. Le télé accueil au CNED comme « vrai » job d’été. « One (love) » chanté à tue tête… les grenadines au troquet Le Gil bar…
Le festival d’Avignon…. l’émotion devant Charles Berling dans « La nuit des treize lunes »… la sieste sur l’herbe au milieu des passants… le petit hôtel assez miteux près de la gare et les restos animés le soir… les spectacles de rue à gogo et « Les Bonnes » joué par deux hommes : excellent. L’achat (en soldes !) de magnifiques sandales à lanière en satin blanc. La croisette en starlette filmée en 8mm, lunettes de soleil et foulard couvrant les cheveux… mes mains sur les empreintes d’une grande des années 50… la promenade des anglais, les ruelles du vieux Nice, les galets… les plages de juan les pins et le pied à terre sur antibes… une demande en mariage refusée tout net…
Des glaces italiennes… toujours cet adorable chapeau de paille et le dos nu. Une guinguette où l’on boit du coteau du layon, en rigolant jusqu’au bout de la nuit… la douche à l’eau froide et la tente de camping qu’on réinstalle chaque week-end, juste pour faire la fête. Les kilomètres en train. Les champs de tournesol.
Et puis le boulot à Paris. Le lever très matinal et le coucher tardif… d’étranges sentiments qui naissent et l’envie de séduire chaque jour un peu plus… ma robe rouge à pois et les mules qui vont avec. Les p’tits mots glissés sur le bureau du boss. Le chèvre au miel et la visite « surprise » du mercredi… les au revoir qui se prolongent… la tomate cerise glissée dans mon assiette au resto « la belle époque »… le téléphone ola qui fait battre le cœur quand c’est LUI qui appelle. LUI avec qui on cherche à être… pour faire le café… pour la saisie d’un devis… pour être raccompagnée… déposée en gare… qu’on attend le dimanche soir au bout du quai.
Et puis vient le jour où l’on ose dire « pourquoi pas un ciné ? »… avec la trouille du premier rendez-vous… on se connaît sans se connaître, on se voit presque tous les jours… il a fini par me tutoyer… c’est avec LUI que j’aime travailler… sur les 4, c’est mon patron préféré. On fixe une date. Pour l’occasion, il porte jeans blancs et chemise en jean bleu clair. Des santiags bleu qu’il n’a jamais remis… moi c’est rouge et noir comme souvent… petit tee-shirt avec cœur ajouré devant… des babies rouges… les cheveux retenus… film passe partout pour ne pas l’effrayer… boisson partagée et fronts collés une fraction de seconde. Après le ciné, brève promenade dans Belle Epine et arrêt lèche vitrine chez Tie Rack… il adore les cravates précise t-il… comme si j’avais pas remarqué !! Poursuite de la soirée dans un restau Tex Mex… plus godiche tu meurs devant ma corolle de tacos pleine de salade composée. IL a l’air de bien s’amuser et déjà ses yeux font chavirer. Quand IL demande s’il peut poser une question… le cœur s’arrête… qu’est ce qu’il va bien vouloir savoir ???? Juste à ce que mes cheveux soient détachés… ça y est, j’suis cuite. Dernier verre dans un pub où il a l’habitude de jouer au billard… état second de ceux qui savent qu’un truc vient de se passer… dans la voiture, sur le retour, premières confidences… qui se poursuivent, moteur à l’arrêt. Jusqu’au petit matin. Jusqu’à ce que ma main se pose juste sur la sienne. Et quand le jour se lève ou presque… c’est un premier baiser.
Premier baiser que j’aime depuis chaque matin, quand aux aurores il vient m’embrasser avant de partir travailler.
27 juillet 2009
CA VA MIEUX EN LE DISANT #3... COLERE ET VEXATION...
TSH normale… en première et deuxième intention… diagnostic médical : RAS hormis une tension élevée… la douche froide… j’étais persuadée que tous mes symptômes avaient une raison plus ou moins hormonale… que ça pouvait « excuser » mes troubles de l’humeur, mon impatience, mes larmes sans raison, mon surpoids… bah non… ya que la tête qui déconne. C’es très très rageant… et culpabilisant… et vexant. C’est moi seule qui provoque ces troubles, moi qui « m’ invente » des problèmes qui n’existent pas. Ca fait plus flou en anglais : « nervous breakdown »… mais le résultat est le même. Faudrait que j’accepte le « craquage », le « pétage de plomb », la fatigue du quotidien… l’anodin qui peut devenir en deux secondes chaotique à mes yeux. C’est pas juste de ne pas y arriver là ou tant d’autres y parviennent : ça rend coupable. Après tout, je n’ai pas une vie difficile…. les problèmes que je peux rencontrer ne sont pas insurmontables, je ne suis pas plus bête qu’une autre et je suis entourée… mais non… je cherche la petite bête, je fabrique des nœuds… dans la tête et dans la gorge. Que lutter contre soi-même est difficile !
Ma colère passée, je vais devoir digérer la nouvelle. Me résigner à aller plus mal parfois pour aller mieux ensuite. Je vais rouvrir quelques plaies mal soignées. Je vais avoir peur, je vais vouloir freiner et reculer. Puis j’aurais envie d’avancer. De voir plus loin, plus grand.
L’écrire à découvert me permet d’assumer davantage. De m’engager contre ce mal récurrent qui me bouffe la vie et celle des autres. De prendre acte. De réagir. De lutter contre. Sorte de catharsis indispensable à un mieux être futur. Pour rester vigilante. Pour m’aider et j’espère en aider d’autres aussi. Il parait que nous sommes de plus en plus nombreu(ses) à flancher… ensemble, trouvons l’équilibre… c’est a seule chose qui pourrait me rassurer dans ce monde où je me sens si inadaptée !
23 juillet 2009
CA VA MIEUX EN LE DISANT... #2
ACCEPTER l’idée qu’on en fait TROP là où l’on croyait faire MAL… et qu’il va falloir en faire MOINS ( !!! ???)
COMPRENDRE que la QUALITE reste beaucoup plus épanouissante que la QUANTITE… et que souvent, on ne peut pas associer les deux… que nos enfants n’en souffrent pas pour autant…
ASSIMILER le fait qu’on est LESSIVEE à force d’être en surrégime, en mode « stress permanent »… qu’il est URGENT d’accepter ses PROPRES LIMITES.
Ne plus S’ACHARNER pour atteindre un semblant de perfection, ARRETER l’éparpillement, CESSER de chercher des réserves d’énergie qu’on n’a plus…
VISUALISER le fait qu’on a dépassé depuis longtemps la PHASE d’ALERTE, qu’on n’est plus, non plus, dans la PHASE DE RESISTANCE et qu’on en est désormais au STADE DE L’EPUISEMENT…
Se LAISSER LE TEMPS de reprendre son souffle… et SE REPOSER…
LACHER PRISE et L’ASSUMER…
Et ne pas CONCLURE trop vite qu’on a ECHOUE dans cette put%*** de conjugaison tant souhaitée « amour, famille, boulot , accomplissement perso dans un monde parfait »…
wonderwomanouille OUI… wonderwoman… NON.
21 juillet 2009
CA VA MIEUX EN LE DISANT...
A fleur de peau
Frilosité
Bouffées de chaleur nocturnes
Goût métallique dans la bouche
Troubles du sommeil
Agressivité
Euphorie et /ou anxiété
Larmes soudaines
Sans aucune patience
Besoin d’être rassurée, câlinée, entourée...
Léthargique
Prise de poids
Gonflements, rétention d’eau
Libido paresseuse
Envie de solitude, de repli
Maux de gorge, toux
Peau boutonneuse
Etc, etc.
… autant de petits symptômes qui me pourrissent de plus en plus la vie. D’autant plus destabilisant que « tout va bien dans ma vie » (= période calme, sans souci, sans enjeu, sans trop de stress… l’été quoi !). Problèmes hormonaux ou « psychologiques » ??? J’en sais rien mais c’est très très déroutant, principalement pour les autres mais aussi pour moi qui culpabilise de me fissurer de la sorte…
Alors oui, je vais consulter mon toubib dans 48h… demande prioritaire d’une TSH… et ce soir p’tit bilan psy, histoire de faire le point sur vie de couple (ça roule), vie de famille (ça va aussi), vie pro (bof) vie perso (plus compliqué)…
Besoin de le dire, de l’écrire noir sur blanc, comme pour chasser les nuages… autant de petits posts semblables à des bouteilles à la mer… pas forcément des SOS, mais parfois si… ce qui m’encourage à remercier celles qui, au gré des vagues échouant mes messages sur leur plage, m’adressent en écho cristallin des réponses bienveillantes et tant attendues… continuez surtout !!! J’ai besoin de vous. Ça y est, c’est dit.
Et grand merci à mes coacheuses et à Gaufrette qui arrive très bientôt…
17 juillet 2009
KERMESSE
Il y a des timides, des ronchons, des peureuses, des inquiets… quelques endimanchés et des pailletées… rose aux joues, front luisant, cheveux mouillés, gominés ou fleuris… des tee shirt blancs déjà salis, des chaussures qui font mal aux pieds… la musique donne mal à la tête ou fait fredonner… c’est selon. Beaucoup de cris, des « viens ici », « non reste là », « surtout ne bouge pas », « reste assis », « vas-tu te taire », « écoute moi bon sang » !...
Ca fourmille, ça trépigne… excitation du dernier moment, urgence des émotions… les cœurs s’impatientent.
Les mamans s’inquiètent d’une éventuelle désobéissance, ajustent le chapeau en papier, câlinent d’un geste léger er doux, bombardent de consignes et font les gros yeux juste avant d’avoir la larme à l’œil… beaucoup se sont remaquillées, re parfumées, re coiffées… on se croirait au défilé des majorettes, genre…
Quelques papas arrivent en retard et restent en retrait. Ils baillent, répondent discrètement au téléphone, font des p’tits gestes de la main… d’autres mitraillent, APN en joue. Et le camescope alors ? On a encore oublié de filmer ! D’autres encore se poilent : tout ça pour ça !
Dans les rangs, les enfants n’ont d’yeux que pour maîtresse qui gesticule… grands mouvements pour bien marquer le tempo, bouche grande ouverte sans le son : mais elle est clown aujourd’hui !
Allez, on se tient la main, vite un pas de côté… hop on se retourne… on agite les mains… on tape du pied… et c’est reparti pour la ronde, « oups je m’ai trompé ! » … « aïeuuuuuuuu, c’est mon pied que t’écrabouille »… « mamaaaaaaaan, j’ai peur !!! » Bon, faut encore faire attention où se placer… regarder maîtresse, écouter la musique, oublier les copains… pas penser aux jeux d’à côté, à la part de gâteau plein de chocolat qui dégouline, au pistolet à eau qui va nous arroser… ce sera rigolo de se tremper ! « Bing, j’ai foncé dans mon amoureuse, elle va encore croire que j’ai fait exprès… elle sourit même pas mais elle est belle quand même en coccinelle… ah non, c’est vrai, c’est une salade».
Clap clap clap des parents très contents… les petits ont réussi, « surtout le mien ! » pensent certains… cohue dans la cour… les mamans roulent discrètement leur kleenex et affichent leur meilleur sourire de fierté… félicitations d’usage aux enseignants qui se détendent… vont bien les mériter ces vacances ! La pression se relâche, soupirs, fous rires et précipitation : c’est par où la sortie ?
Dites les parents, c’est pas tout ça mais... on va à la pêche aux canards ?
16 juillet 2009
LE POINT D'EQUILIBRE...
…celui qui stabilise, qui rassure, qui évite qu’on se casse le nez (ou le reste) pour trois fois rien. Me voilà donc, en plus de ma « course à la réussite » de moi-même (cf post d'hier) à la recherche du point exact qui permet de tenir la balance. Parce que j’en ai ras le bol de mes montagnes russes, de mon écartèlement entre « moi » et « les autres ». Ou je penche pour l’altruisme forcené qui me mène à oublier que j’existe ou je m’enferme à double tour dans ma capsule et vous pouvez toujours courir pour que je réponde… genre je brode…. ou j’écris, ou je blogue, ou je dors… et pis c’est tout… C’est quoi ce juste milieu qui me manque tant ? A force de grand écart, je ne sais plus marcher droit ! Ca s’apprend la mesure dans chaque chose ? Suis arrivée au summum de la « déboussolade »… non pas que ça aille mal… (même si je me plains tout le temps, pas glop) … c’est plutôt une envie d’évoluer (comme les Pokemon avec d’autres supers pouvoirs)… Crise de la trentaine sur le retour ou celle de la quarantaine en avance ???
Ché pô…
N’empêche que le jour où j’aurais atteint ce point stratégique permettant de surfer aisément en toute circonstance sans menacer de me casser la trombine, je serai beaucoup plus équilibrée des hémisphères !
15 juillet 2009
LA REUSSITE DE SES ECHECS
Je n’ai aucun don particulier (hormis celui d’emm… le monde penserait un Viking énervé par mes élucubrations nouillesques d’un soir très tard…) MAIS j’ai des "aptitudes à…." comme tout le monde…
Pseudo désespérée de n’avoir pas été touchée par la grâce des bonnes fées, j’ai vite compris qu’on pouvait presque aussi bien s’en sortir en cumulant les « je m’en sors en…. cuisine, mamours, couture, tricot, repassage, cartonnage, jardinage, histoires du soir, orthographe, épilation, cocktails, conversation, pâte à sel, trousse de secours, fête d’anniversaire, confiture, compliments, cinéma, expos, boites à idées"…. liste non exhaustive évidemment…
Sauf que là encore, moi je m’emmêle les pinceaux… suis pas très « cumul des mandats » en fait : par exemple, je ne sais pas faire 4h de repassage ET programmer un sèche linge… peler les fruits ET faire la confiture en suivant… tailler du tissu ET lancer la MAC, raconter une histoire ET ne pas rater le début du film… préparer les enfants ET être à l’heure… d’où un sentiment de frustration permanent qui va du « haaaaaan, j’ai oublié de m’épiler le sourcil droit (parce que j’ai rusé pour mettre de la crème au Pirate», à « arrrrrgh, j’ai pris du pain mais j’ai zappé la pharmacie pourtant juste à côté !! (parce que j’étais mal garée)» au « j’ai encore oublié d’appeler la gynéco (parce que ça me gonfle ma méthode de contraception…), en passant par « j’ai pas terminé ma nouvelle (parce que ma chute n’est pas top) » ou « j’ai pas fini ma créa (suis plus très sûre de moi sur ce coup là…)»… etc, etc.
Le constat est clair, je ne sais pas gérer tout de front. Ya toujours un truc qui coince, qui déconne, qui dérape… suis la reine nouille du cafouillage… je ne sais pas si c’est parce que j’engage tout en même temps mais je fais péricliter des situations plus vite que mon ombre… n’allez pas croire que je mets la barre trop haut : non, non, non… suis trop p’tite pour ça et je ne passe pas mon temps sur la pointe des pieds pour me rassurer (pas comme un certain Petit Nicolas qui se prend pour le roi du manège, rhum rhum)… mes objectifs sont à la portée de tous mais chez moi, ça marche pas… doit me manquer le chromosome du « je finis ce que j’ai commencé » bien que je donne l’air du jusqu’auboutisme dans certaines situations.
Toujours limite « border line » ; à la recherche permanente du « peut mieux faire », je jongle avec tout ce que je dois ou devrais faire ; sans trop de satisfaction... parce que bien souvent, je réussis « moyen » là où ça pourrait cartonner…
Et POURQUOI DONC s’interroge le curieux ?
PARCE QUE…. je suis une sale gamine… là où des tas de gens s’escriment à nous montrer, expliquer, vanter et ressasser le B-A BA des choses, moi je veux n’en faire qu’à ma tête… du coup, je mets trois plombes de plus à comprendre comment ça marche (vu que je ne lis pas la notice), rate une fois sur deux ma blanquette (vu que je ne suis pas la recette), ne sait pas faire un créneau (j’ai pas réessayé depuis le permis), loupe la jolie p’tite trousse à fermeture éclair (j’ai regardé le tuto mais pas lu les explications…).
Forcément, en semant brouillon je récolte mon approximation… et ça me fait enrager, trépigner, arracher mes cheveux…
Qu’à cela ne tienne dirait le bien pensant « coquillette, apprend à suivre les consignes et tu réussiras ! »…
Oui… mais non… n’est pas sale gamine qui veut… une nouille, entièrement ronde d’égo, veut réussir TOUTE SEULE et sans filet… sans aucune aide logistique, conseil avisé, parole d’expert ou soutien des gens aimés… le Grand Art du n’importe quoi en somme…
A se demander si l’envie de l’échec n’est pas plus importante que celle de réussir ! Cette propension au « je foire ce que j’entreprends » est malgré tout très commode pour jouer les Caliméro de service… et avoir une piètre opinion de soi… pas très malin hein ?
Bon… partant de ce constat un poil consternant, il est important de réagir : il est temps que je mette mon pas dans le pas des « winneuses », des « réussisseuses », des « engageuses », des réconforteuses » et que je suive l’exemple… car au fond, mon problème principal est bien là… je n’aime pas « copier », je n’aime pas « faire pareil »… prétendant me « démarquer » en jouant les originales, je suis parvenue à l’effet inverse : piètre copie de moi-même, fadasse voire éteinte , j’ai sapé mes aptitudes à force de trop ou de pas assez…
Je m’en vais donc à la recherche de mon talent caché… si un psy est dans la salle ; peut-il m’aiguiller (j’ai perdu ma carte routière…) ?
14 juillet 2009
POUR MARICLE***...
.... qui fait dans le VINTAGE, HIP HIP HIP !!!
Vente à partir de ce jeudi, dès 20H....
Connectez vous les filles, y'en aura pitet pas pour tout le monde
(et moi chui verte parce que je serai pô là ! Grrrrrrrrrrr.....)
*** en vrai, Maricle, elle est très jolie.... très gentille aussi, le genre de fille qu'on aime de suite quoi... suis sûre que c'est une infirmière qui fait même pas mal... cerise sur le gâteau, c'est une grande érudite, elle a une maison qui donne envie de raconter tout plein d'histoires à rêver et puis elle est très très très douée de ses mains... je ne vous dis que ça pour ne pas vous faire pâlir de jalousie hein... ah j'oubliais, c'est une sportive aussi... je sais, je sais, ça rend vert(e)... un p'tit kleenex pour la route ???













