09 octobre 2009
UNE BOUGIE...
C’est une petite perle naturelle… que la vie polit joliment petit à petit.
C’est un rayon de soleil qui en ce moment brûle parfois plus qu’il ne brille…
C’est un tempérament qui s’affirme, une indolence qui s’affiche, une liberté qui revendique
C’est un entre deux déroutant : grandir ou rester petit ?
C’est un bouillonnement d’émotions, d’interrogations, d’enthousiasme et de nostalgie
C’est un corps qui s’émancipe, se looke, s’acoquine
Hier enfant… aujourd’hui demoiselle…
14 ans
Un regard qui s’affranchit
Un sourire éclatant
Une très jolie jeune fille qui s’esquisse
Vicky… enfant pas sorti de mon ventre mais attendue et espérée tout autant
J’ose dire « ma » fille très souvent
John Lennon est né le même jour que toi
Je réécoute « Imagine » en espérant que ta vie à venir soit aussi belle que cette chanson-là
Et te souhaite un bel et heureux anniversaire
Bien à toi
22 août 2009
QUATRE...
Déjà tout bébé, il tenait à rester le plus souvent debout. Pas assis. Debout. Pour ses 1 an, il voulait marcher. A quelques jours près, il y est arrivé. Et voilà qu'avant de fêter son quatrième anniversaire, il s'entiche de faire du vélo "sans roulettes" ! En avant l'aventure ! Tout seul et en deux coups de pédales, le voilà maîtrisant son guidon, testant les dérapages et les freinages d'urgence.
Mon bébé lune, mon pirate tout doux, mon marinou, mon apprenti cascadeur, ma graine de champion a 4 ans aujourd'hui. 4 ans que ce petit bonhomme pétillant, bouillonnant d'énergie et de joie de vivre est sorti de mon ventre transformé pour l'occasion en fermeture éclair. Depuis, il n'a pas cessé de m'impressionner par son charisme si solaire, ses rires si clairs, sa volonté farouche, son assurance et son naturel.
Alors ma bouille d'amour, ma goule de fouine sale, mon enfant sauvage aux yeux si grands et si vifs, avec ton petit "S" sur la langue parfois et ce sourire qui te mange les joues, je te souhaite de découvrir le monde avec toujours autant d'appétit et de saine curiosité. De garder cette énergie qui te donne des ailes et de profiter de chaque instant comme tu sais si bien le faire déjà.
Ta maman fan de toi qui de souffle des mots d'amour à l'infini, mon petit soleil de tous les jours.
01 août 2009
ETRE ET AVOIR ETE PERE...
Il y a quelques semaines, dans le documentaire "des hommes en vrai", j'avais été frappée de constater à quel point les hommes de ces deux dernières générations semblaient paumés, fragilisés, en pleine interrogation sur leur devenir et leur paternité. C'était bouleversant. Depuis 3 jours je le suis d'autant plus. Je constate à quel point mon héros de tous les jours, celui que j'aie dans la peau depuis 12 ans AUJOURD'HUI, malgré ses doutes, ses déceptions, ses espoirs et ses appréhensions, a toujours su être père. Assumant ses choix, ses décisions et ses erreurs. Acceptant même de se remettre en question dans l'éducation et la paternité. Longtemps je l'ai entendu dire que c'est grâce à son père qu'il avait pu le devenir à son tour... un père qui avait su être aimant, attentif au bien être de son fils, paternel et maternel à la fois... galérant parfois pour l'élever seul.
Un père s'effaçant progressivement de la vie de son fils, un peu par hasard puis par fatalité et résignation.
Un père qui vient de s'éteindre brutalement...
... probablement n'ayant pas supporté lui-même le choc de perdre son propre père il y a deux mois...
... foutue vie qui joue d'aussi mauvais tours en si peu de temps...
Au delà de l'épreuve et du chagrin qui surgissent..... j'aimerais dire à mon Viking si fort et si résistant qu'il est le condensé des deux hommes qui l'ont forgé. Qu'il est PERE au plus profond de lui-même... et que cet amour indéfectible qu'il a pour ses 4 enfants feront d'eux des adultes épanouis, j'en suis certaine... ils auront les clés pour devenir à leur tour PERES et MERES sans nul doute.
Grâce à lui et grâce aux hommes qui l'ont construit.
Pour le reste : carpe diem... et surtout aimons nous vivants.
Grand Corps Malade - Pères et Mères ( Kenfowsen music )
envoyé par Kenfowsen - Clip, interview et concert.
02 juin 2009
ET LES SOUVENIRS QUI VONT AVEC...
Les tomates "sans peau" à la vinaigrette délicieuses, et la brandade maison aussi... sans oublier les gaufres... la croustade aux pommes de temps en temps et le pain à vite aller chercher quand on entend klaxonner. L'eau de la fontaine qu'on peut boire et les pieds qui barbotent dans le lavoir... la vue depuis le calvaire ; meilleur repère pour s'amuser ou même discuter... les cochons noirs après le petit pont, les ânes et les chevaux qu'on peut caresser... les noms bizarres qu'on retient parce qu'ils évoquent l'évasion du quotidien : "le crabère", "le margeas"... les montagnes qui changent de couleur selon les saisons, les fleurs qu'on ramasse sans savoir ce que c'est... la vieille luge qui sert à peine, le poulailler sans poule qui vient d'être vendu, les cailloux lancés sur la toiture d'en face et le grand porche qui arrête la grosse gamelle en vélo... l'auberge qui change de propriétaire souvent où les lits étaient si défoncés autrefois... le musée de l'ours transformé en supérette, les anciennes cahutes de la guardia à la frontière, le barrage un peu plus loin et les supermercado qui font fortune.... les thermes de Les qui font renaître le village, les troquets de Luchon et le haut des pistes après la montée des oeufs... le faux s***e***x shop de st beat, le gîte sympathique du domaine de Melisande... et les balades au lac de Gery... tous les bouquins lus au coin de canapé et les enfants allaités aussi... les mémorables crises d'allergie et cette "atchoumeuse" odeur de renfermé, de poussière... le tout petit lave vaisselle et l'énorme congélateur... les moules à l'escabèche et les poulpes à l'encre, picorés par grands et petits avec les pics et les minuscules fourchettes... les soirées trop arrosées et les coups de gueules qui vont avec, les parties de nain jaune et de mille bornes, les informations et les "chut" au moment de "questions pour un champion"... le baiser fougueux devant les caméras du Tour de France, le fromage de Melles, les petites pistes du Mourtis, les rires, les fous rires, les bons souvenirs et les moins bons... autant de petites parcelles de vies qui nous ont bien remplis...
Merci pour Monzhom qui perd son modèle, son référent, son homme repère... merci de vos attentions et autres petits messages d'affection qui me (nous ) vont droit au coeur, là où le plus chaud a parfois besoin d'être réchauffé.
21 avril 2009
LA RENCONTRE QUI FAIT CROUSTILLER
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02 avril 2009
POUR SES YEUX LA...
Pours ses yeux là... je ferai n'importe quoi...
Plus de 10 ans qu'il me porte, me soutient, m'emporte, me soulève, me séduit, me chérit...
Mon beau homme, mon séducteur, mon puissant, mon résistant, mon solide comme un roc, mon cartésien, mon têtu, mon hardworker, mon tendre, mon courageux, mon blague froid, mon bon vivant, mon charnel, mon Viking a 40 ans.
40 ans qu'il porte bien, qui l'épanouissent, l'apaisent peut être aussi. Quel chemin depuis sa trentaine ! Une ascension pro fulgurante, la construction pas à pas d'une nouvelle vie, de la stabilité, de l'amour qui dure enfin, des enfants attendus et tellement désirés...
J'ai grandi tandis que lui s'est accompli... c'est un guide, un soutien, un franc conseiller, un juste, un droit, un bien ancré dans la réalité... mon opposé (lui solaire moi lunaire) qui sait si bien me recadrer, me toucher, me regarder et m'émouvoir aussi.
Entre nous, une histoire de peau et une histoire de texte, du dit et de l'écrit, de l'échange, du corps à coeur qui fait mouche, bouche, couche et souche...
Je lui dois de savoir mieux aimer et durablement, sans excès destructeur, sans passion déchirante, juste intensément, profondément. Suis toute à lui, amoureuse encore et pour longtemps... juste parce que c'est LUI.
Bel et mémorable anniversaire mon amour...
01 janvier 2009
L'AN NEUF...
Moins de 9 jours pour tomber amoureux
Un peu plus de 9semaines pour s’engager ensemble
A peine 9 mois pour avoir deux beaux petits garçons
Et 9 ans aujourd’hui qu’on se dit OUI
Heureux 9ème anniversaire de mariage à mon Viking de mari
Et comme le 9 symbolise le début, le commencement, je NOUS souhaite le plus beau des débuts de notre longue et future longue et belle histoire d’amour.

un "neuf" en faience, comme nos noces
gare à nous, ne cassons que des assiettes cette année !
05 décembre 2008
RETROUVAILLES...
Je me souviens de sa peau très blanche, de ses ongles longs sur des mains fines, de ses grands yeux clairs qui lui mangeaient le visage. Elle était coquette, ultra féminine, pleine de vie et d’envie. Décidée, volontaire, enthousiaste et dynamique. Culottée aussi. Elle ne s’en laissait pas conter. Elle savait dire oui et dire non. Elle menait sa barque comme on dit !
Elle avait ce côté rayonnant et ensoleillé que je recherche et que je retrouve dans toutes mes amies, moi qui suis plutôt sombre et lunaire.
Sans le savoir, elle m’a aidée à grandir, à dépasser mes petits tracas d’ado, à m’épanouir et à oser. Grâce à elle, j’ai évolué, positiver un peu ma vie, ouvert les bras, les yeux et le cœur… j’étais sa suiveuse, sa copieuse peut être aussi… j’admirais chez elle son optimisme à toute épreuve, sa façon d’être catégorique, son côté frondeur et la façon dont elle s’émancipait. Elle m’a ouvert la voie. C’était une amie, une vraie de vraie, une grande sœur … j’avais 15, 16 ans et nous étions inséparables le samedi ; à boire des cafés (que je déteste !) et des grenadines à « La Re ». On papotait, on matait, on riait… on a beaucoup dansé aussi, utilisant mon paternel comme chaperon pour des soirées en discothèque jusqu’à l’aube. Ces soirs là, elle dormait chez moi… et moi, parfois, je dormais chez elle, dans un univers de filles… on dépliait le canapé, on regardait des cassettes vidéo tard dans la nuit, on discutait dans le noir…
Elle était franche et m’envoyait bouler quand mes histoires de petit couple la saoulait (à juste titre !!) et j’adorais ses phrases péremptoires qui me recadraient juste comme il faut. Elle se confiait aussi et j’espère avoir appris, grâce à elle, à écouter.
On s’est connues aux cours de théâtre. Elle venait d’avoir 16 ans en Juillet ; moi je ne les avais pas encore et j’espérais obtenir dérogation pour les suivre, ces fameux cours !!! Ensuite, que de belles soirées nous avons passé à répéter, à jouer et à rire !!! Nous avons été « sorcières » ensemble dans Mac Beth ; et plus tard je l’ai « dirigée » dans le rôle titre de « La visite de la vieille dame » où elle a assuré !
En première, je l’ai rejoint dans son lycée et par dérogation encore dans sa classe d’arts plastiques. Je me souviens d’un de ses tableaux, très émouvant, en rapport avec « les mots bleus » de Christophe. Elle était très sérieuse élève en espagnol et me déconcentrait beaucoup en philo !! Elle apprenait des définitions de mots compliqués dans le dico et bossait là où je me reposais sur mes acquis.
Elle était gourmande aussi… se fabriquait des crêpes épaisses au petit déjeuner, terminait son pain avec les yaourts et faisait des gâteaux quand j’avais encore bien du mal à allumer un four (j’ai gardé longtemps la peur du feu et du gaz..). A propos de gâteau, je me souviens d’une fois où nous sommes parties nous promener en ville laissant le cake cuire au four et la panique dans le bus quand nous y avons pensé. Le cœur battant, sommes revenues quelques heures plus tard devant le four cuisant toujours un gâteau devenu aussi dur qu’un pavé… et du fou rire qui a suivi !!! Fou rire encore le jour où nous avons cuit à la poêle des pommes dauphines censées dorer au four et de ces dernières sautant comme du pop corn partout dans la cuisine.
En terminale, j’appartenais plus à une bande de « petits couples » et je l’ai sans doute délaissée un peu … elle savait être discrète et s’effacer. Elle a eu, elle aussi, des histoires de chéri et d’amour qui finissent mal… mais je l’ai rarement vu pleurer…
Et puis coup de tonnerre à l’été 91, un sombré été pour moi… la demoiselle « fuit » le pays… elle part comme au pair en Espagne et en quelques semaines, la voilà disparue. Etrange vide.
Septembre 91. Hasard. Je réussis un concours. Je pars moi aussi, perdue, loin de tous mes repères et je change de vie. Presque radicalement. Nous nous tenons au courant, de loin en loin, de tous nos bouleversements. Elle change de famille comme moi d’appartements… et puis de fille au pair, elle devient barmaid (nous qui ne buvions pas une goutte d’alcool !!) dans un bar de nuit !!! Elle semble mener une vie trépidante qui lui ressemble et je tente de faire pareil de mon côté… Parallèlement, à plus de 1.200 km de distance, nous avons appris à devenir des femmes et à construire nos vies.
Je l’ai revu une fois, en transit, à Tours… un moment volé où elle était pressée… et vrai de vrai, ce jour là, en repartant, un rien déboussolée, j’ai failli passer sous un train. Une navette plus exactement, qui heureusement, venait juste de démarrer. C’est un chef de gare qui m’a « sauvée ».
Quelques années après, j’apprenais par sa mère qu’elle devait se marier pour de faux au moment où moi j’allais me « fiancer » … et puis, la vie… le temps qui passe… le « pas le temps »… on se perd de vue… on se marie, on fait des enfants, on repense aux années lycée comme à un très vieux souvenir...
Et un jour, surprise… ou hasard… ou les deux… on cède à Gaufrette pour une inscription sur « face de bouc » et puis on oublie jusqu’à son code d’accès… et puis d’autres blogocopines vous alertent qu’elles ont eu un message sur « face de bouc » pour vous… elles font le relais…
Et voilà…. CarolinE est devenue CarolinA. Elle m’a cherché et nous nous sommes retrouvées. De longs échanges de mails… on s’est à nouveau racontées. En toute franchise. En toute vérité. J’en suis toute émue encore… elle est à nouveau amie dans ma vie et j’en suis très très heureuse ainsi.
Bien à toi, ma CarolinA, que j’embrasse très tendrement au passage.

Une CarolinA coquette et une Coquillette très protectrice déjà adepte du jean/pull noir
Décembre 90 (et oui, il y a 18 ans !!)
22 novembre 2008
UN JOUR A PART
... à 11h pétantes.... pensez à moi... parce que, croyez moi, j'ai le trouillomètre à zéro !
08 novembre 2008
ROCK ET EMOTIONS
Tout redevient calme un court instant.
Il arrive. Ovation retenue. Souffle coupé.
Teint immaculé comme sa chemise.
Veste ¾ noire… lunettes noires… feutre noir…
Presque un dandy…. avec une guitare.
Il commence à jouer.
Le son inonde la salle comme l’émotion.
Il est malade et oui, ça se voit.
Mais c’est un grand et ça se voit aussi.
Quelle puissance quand il chante !
Quelle élégance dans ses gestes qu’il économise comme un funambule sans filet, un marionnettiste de lui-même…
Quel artiste tout simplement.
Avouons le, le concert est plutôt sombre, il sonne un peu comme un adieu même si l’on espère que non.
Enorme contraste entre chansons très « rock attitude » et l’onirisme d’autres mélodies beaucoup plus unplugged.
Des musiciens hors pairs bien sûr, qui ont l’air de jouer comme si leur vie en dépendait (tiens… tiens…)
Un moment trash et tendre en compagnie d’un rockeur d’âme et d’esprit que j’aime tant depuis l’écoute de Bijou, Bijou . Epoque étudiante où je me la jouais vaguement avec mes pantalons vinyles, du cuir et un peu de provoc’. Il était mon poète du vague à l’âme, il m’emmenait dans les contrées lointaines d’une fantasmagorie que j’aurais tant voulu pouvoir écrire. Que j’aimais sa façon d’évoquer la quête du pla…..sisir fé……minin, la rébellion sourde des malheureux, le romantisme d’une histoire qui se finit…
Depuis, je ne m’en lasse pas. Et je crois bien que je ne m’en lasserai jamais. Sa fantaisie pas que militaire, sa noirceur toute en couleurs, me rend tout chose. C’est comme ça. Et depuis jeudi dernier, je peux dire que j’ai vu de Bashung, sa canopée. Chapeau l’artiste.





