Déjà plus de 15 jours et ça ne passe pas. Je sais que certaines d'entre vous s'inquiètent pour moi... de mon silence, de mon absence... mais ça ne passe pas. Refaire surface est difficile alors je me fais beaucoup plus discrète. J'appréhende certaines sorties. Je m'inquiète pour l'avenir.  Je sais que je dois relever la tête, affronter la situation, prendre des décisions mais je n'y arrive pas. Je croyais que le temps me permettrait d'y voir plus clair parce que toute cette histoire a, avant tout, réveillé de vieux démons, des blessures narcissiques très profondes. Une petite affaire d'ego devient un gouffre qui me parait infranchissable. Ce n'est pas qu'une question de ressenti par rapport à un "quelqu'un" qui a mal interprété et mal jugé l'un de mes écrits. Ca a et ça aura un impact concret sur ma vie et celle de ma famille. Je ne peux pas en faire fi. Et puis ça a soulevé trop de questions sur ma façon d'écrire "pour moi mais pas seulement"... sur la façon punitive dont j'ai pu être jugée voire sanctionnée. Lorsqu'on met à lire ce que l'on écrit, on ne s'attend pas à être désarmée face aux réactions du lectorat. Je ne suis pas préparée à cela et je sais mal y faire face. Voilà pourquoi j'ai envie de tout arrêter. Un vieil adage dit que "pour vivre heureux, vivons cachés". Jusqu'à présent par terrible besoin et envie d'être considérée, reconnue et aimée, je prétendais ne pas être d'accord avec ce dicton mais je crois que je vais désormais m'y résigner. Retourner à une vie plus confidentielle, c'est ne plus risquer de heurter qui que ce soit ; c'est ne plus provoquer des situations que je ne suis pas capable de gérer et de surmonter par la suite.

Je vous remercie chaleureusement pour tous vos comm' et merci à toutes celles qui de manière confidentielle, par de longs témoignages de sympathie, m'ont rassurée, m'ont consolée, m'ont incitée à continuer. Sans vous toutes et vos témoignages d'affection ; cela aurait été encore plus difficile à vivre encore.  Je suis très touchée par cette gentillesse qui apaise  la douleur narcissique. Vous toutes sans exception avez vu juste  dans ma façon de vouloir "m'auto-ficto-décrire" dans un personnage nouillesque qui me permet de ne pas me transformer systématiquement en caliméro dans la vraie vie. L'auto dérision me soigne de mon penchant naturel  à la victimisation. Toutes, vous m'avez convaincue que mon post n'avait rien d'outrageant, de calomnieux, de déontologiquement déplacé (merci tout particulièrement à mme la pro sur la question ! ^-^). Tout au plus mon ton badin, taquin, a t'il pu réveiller quelques susceptilibilés... mais là encore, vous avez su me rassurer : tout au long de mes articles, il apparaît clairement que je ne cherche à me moquer que de moi-même... et il ne faut pas avoir fait une thèse pour constater que je suis raide dingue de mon homme tout comme j'ai un amour inconsidéré pour mes enfants !
Au final, vous les "virtuelles", comme les "concrètes", vous me connaissez bien. Ca a été très précieux d'en parler par mail mais aussi de vive voix... et provoquer un mini buzz dans ma bourgade... quel événement ! lol... on aurait presque pu croire à un soulèvement féminin devant l'école le matin (c'est là qu'ont lieu les plus grandes discussions après avoir lâché les ti monstres aux maîtresses)... c'était "bon" d'avoir un comité de soutien improvisé et fort régénérant avant de prendre la route pour aller bosser !

Reste désormais à savoir si je saurai continuer ce blog. Parmi vos sollicitations et vos conseils, il est question d'écrire plus en "mode privé", d'ouvrir un autre blog, de continuer celui-là comme si de brien n'était, voire même d'en remettre une couche !! J'ai réfléchi à toutes vos propositions ; mais je suis plutôt "entière", je pratique le "tout ou rien"...
En mode privé, c'est me priver justement. Au fur et à mesure, ce blog a initié de belles amitiés, de belles rencontres... et je n'aurai pas envie de louper les hypothétiques prochaines... Hein ESperluette qui vient d'apparaître ??? ;-)
Ouvrir un autre blog ? Franchement, pas le courage ! A quoi bon faire un ersatz de celui-là ?
Tout arrêter ? Là aussi, c'est me priver... non seulement de beaux échanges mais aussi de ce "truc" qui me fait "vivre" plus intensément : écrire !!
Continuer ? Ca veut dire affronter ce problème... parvenir à passer outre et ça me semble si difficile encore ! Et risquer à nouveau, via mes écrits, d'autres mauvaises interprétations, d'éventuelles justifications à fournir et pourquoi pas d'autres humiliations, d'autres "punitions". Ca me décourage d'avance !

Des jours que je me pose toutes ces questions sans trouver de réponses satisfaisantes. Progressivement, la honte s'estompe et la colère me monte au nez... vous m'avez aidé à garder un peu de self estim et à me convaincre de n'avoir rien fait de mal...
Mais, mais, mais... la coquillette reste à fleur de peau... croyant toujours moins valoir que certain ou certaine pouvant abuser de leur statut, de leur situation ou de leur milieu pour bien marquer le fossé qui sépare parfois une personne d'une autre. Dans ces cas là, la coquillette devient carpette hélas !!

Alors merci, merci et encore merci à toutes celles qui justement m'ont fait comprendre que je ne devais pas me considérer ou me laisser considérer comme un paillasson... c'est un bon début non (ou une bonne fin, c'est selon...)...

So long comme on dit...