Les tomates "sans peau" à la vinaigrette délicieuses, et la brandade maison aussi... sans oublier les gaufres... la croustade aux pommes de temps en temps et le pain à vite aller chercher quand on entend klaxonner. L'eau de la fontaine qu'on peut boire et les pieds qui barbotent dans le lavoir... la vue depuis le calvaire ; meilleur repère pour s'amuser ou même discuter... les cochons noirs après le petit pont, les ânes et les chevaux qu'on peut caresser... les noms bizarres qu'on retient parce qu'ils évoquent l'évasion du quotidien  : "le crabère", "le margeas"...  les montagnes qui changent de couleur selon les saisons, les fleurs qu'on ramasse sans savoir ce que c'est... la vieille luge qui sert à peine, le poulailler sans poule qui vient d'être vendu, les cailloux lancés sur la toiture d'en face et le grand porche qui arrête la grosse gamelle en vélo... l'auberge qui change de propriétaire souvent où les lits étaient si défoncés autrefois... le musée de l'ours transformé en supérette, les anciennes cahutes de la guardia à la frontière, le barrage un peu plus loin et les supermercado qui font fortune.... les thermes de Les qui font renaître le village, les troquets de Luchon et le haut des pistes après la montée des oeufs... le faux s***e***x shop de st beat, le gîte sympathique du domaine de Melisande... et les balades au lac de Gery... tous les bouquins lus au coin de canapé et les enfants allaités aussi... les mémorables crises d'allergie et cette "atchoumeuse" odeur de renfermé, de poussière... le tout petit lave vaisselle et l'énorme congélateur... les moules à l'escabèche et les poulpes à l'encre, picorés par grands et petits avec les pics et les minuscules fourchettes...  les soirées trop arrosées et les coups de gueules qui vont avec,  les parties de nain jaune et de mille bornes, les informations et les "chut" au moment de "questions pour un champion"... le baiser fougueux devant les caméras du Tour de France, le fromage de Melles, les petites pistes du Mourtis, les rires, les fous rires, les bons souvenirs et les moins bons... autant de petites parcelles de vies qui nous ont bien remplis...

Merci pour Monzhom qui perd son modèle, son référent, son homme repère... merci de vos attentions et autres petits messages d'affection qui me (nous ) vont droit au coeur, là où le plus chaud a parfois besoin d'être réchauffé.