Ma soirée d'hier est assez mémorable... pour résumer j'avais un conseil d'école à 17h00 en tant que représentante des parents d'élèves, puis une réunion du bureau de l'association des parents d'élèves, puis une veillée créative organisée par cette même association. Autant dire qu'il fallait être dopée au jus d'orange que mon estomac ne supportait encore pas ; rapport à la gastro de ce week end.  Me voilà donc partie pour une soirée spécial école... alors que mon rêve aurait été de me retrouver enfin avec monzhom pour une soirée blotti blotta, un ballon de rouge d'une main et le fromage dans l'autre; en attendant... le dessert sous la couette... Nan, nan, nan... même pas en rêve puisque chez nous on conjugue... lui avait aussi une réunion de parents d'élèves (euh pardon... un conseil d'administration), au collège cette fois.. ce qui laisse deviner l'organisation du soir pour caser les gamins, les récupérer, les faire manger... et accessoirement grignoter un bout nous aussi. Jusque là rien de nouveau sous le soleil bien frisquet de ce mois d'automne, des familles qui jonglent, c'est gavé dans la bloguo ! Sauf que lorsque ça court comme ça, Coquillette elle a tendance à speeder et donc à vouloir se ronger les ongles... or, il est hors de question de bousiller ces extrémités de mon anatomie vu que j'ai mis environ 1 an à arrêter... et que c'est comme la clope... quand t'essaies une fois... tu replonges aussi sec... Me connaissant donc jusqu'au bout des ongles, j'ai décidé me mettre du vernis... un vernis incolore, le truc de base qui saurait m'empêcher de bousiller mes doigts...

Voilà... j'étais donc prête à assumer ma journée marathon. Les ongles bien faits, bien protégés.

Arrive 17H00. Top chrono. Les réunions s'enchaînent.

Le conseil d'école, RAS... la séance est rondement bien menée par une enseignante sympathique remplaçant au pied levé la directrice malade. Tout se termine par un petit apéro et à 19h00.... fin de la première manche. Je sors de l'école, tombe nez à nez avec Superpapator quia terminé lui aussi et qui vient même de récupérer les 3 mouflets... pas encore énervés, pas encore fatigués, pas encore affamés... Jusqu'ici, tout va bien... on arrive à la maison... la quiche (trop cuite) réchauffe et on blablate des évènements à venir avant que je ne reparte. On a même 5 minutes pour devenir des éco citoyens en éteignant tout dans la maison et expliquer à nos enfants le trop de gaspillage énergétique et la planète de demain si on ne fait pas attention. Hop, je me sauve avec 5 minutes de retard et la quiche pas digérée.
Erreur fatale !
C'est que maintenant, finie la chanson pleine d'entrain... la rencontre qui s'annonce me paraît beaucoup plus difficile... voilà des jours et des jours qu'on se croirait dans une cour de récré de maternelle avec des : "il/elle m'a dit que..." piske c'est ça; c'est plus mes copains/copines"... "et pi je boude, laisse moi tranquille"... "et d'abord, t'es nul(le)"... et MMMMMEEEEEEEEERDEUUUUH !
Face à tant de broutilles accumulées pour des 3 fois rien... et les histoires qui font boule de neige... j'avais décidé de démissionner... estimant n'avoir pas de temps à perdre avec des futilités qui ne sont même pas drôles... voilà donc que j'explique... avec ma voix chevrotante d'écolière récitant une poésie, qu'on est tous bénévoles, qu'on est un groupe et qu'on doit jouer collectif comme au rugby même si on n'atteind pas la finale (et même si Chabal n'est pas dans la salle), que les mésententes doivent cesser et que des solutions doivent être trouvées là maintenant pour éviter que ça recommence parce que sinon... ciao bye bye... la
vice présidente s'en va brouter ailleurs si j'y suis. Et voilà que mon drame perso se produit... certes, je ne ronge pas mes ongles... mais tandis que je parlote j'écaille aussi mon vernis... de manière un tantinet psycho rigide (traduisant ainsi l'espèce de séisme intérieur qui m'envahit).
On négocie un moment, on tente de retrouver une cohésion (pas simple avec dans le lot une grande G.... qui pète les plombs et une mutique)... et j'applique à la lettre mes cours de l'école  supérieure de la diplomatie. Fin de réunion... ça ne s'est pas terminé en eau de boudin... mais j'émets quelques réserves quant à la suite donnée... je reprends du service pendant 2 mois "pour agir mais aussi pour voir" et si l'ambiance ne s'est pas zénifiée, je rend mon cartable à la fin de l'année. Bref. J'ai transpiré et mes ongles non rongés sont néanmoins dans un triste état.
Comme je m'y recolle Anatole, je décide de rester à la veillée créative (en même temps, c'est mon idée d' il y a 2 ans de se retrouver comme ça le soir pour faire travailler nos p'tiotes menottes, alors bon... ) et voilà qu'on regarde tout ce qu'on pourrait bien faire ma bonne dame... avec quelques deniers (qu'on n'a pas !) et un chtio peu de savoir faire... là moi je trouve que ça part dans tous les sens, que personne ne sait ce qu'il doit faire ou pas faire, amener ou pas, acheter ou pas... en même temps, faut que je m'écrase parce que la responsable de cette action là, c'est pas moi... et que, comme tout le monde, je dois attendre des directives... qui ne viennent pas.
Minuit... toutes les cendrillons s'envolent retrouver leur prince charmant... je suis légèrement sous pression parce qu'on n' a pas beaucoup avancé et qu'aucune décision concrète n'a été prise.  Je continue de m'énerver sur mes ongles qui ne m'ont pourtant rien fait... pétard... faut pas que je craque et que je les mange !!!
Bon, une fois dehors je discute avec  deux, trois nénettes hyper marrantes et on refait "le monde à la maison"... en clair, on se bidonne sur nos mecs et sur nos chérubins... ouf, j'en ai oublié mes doigts crispés... je rentre sur la pointe des pieds à minuit trente... que c'est chouette de rentrer à pas de loup et de contempler les visages endormis... hop... un saut à la salle de bain... démaquillage express, lavage des crocs... je décide de zapper la crème anti-rides qui me donne des boutons en ce moment et là.... horreur !!! Mes ongles !!!
Le vernis est écaillé sur tous les doigts... et même si ça se voit à peine; même s'il est incolore... même si ça peut attendre... moi, je le sais... et je ne supporte pas d'avoir un seul ongle dans cet état (c'est mon truc obssessionnel du soir... c'est ou tout vernis ou rien du tout... mais pas "entre deux"  ; un point c'est tout !). N'écoutant que mon courage, je décide de retirer  cette restante vilaine couche transparente... et voilà que je passe un morceau de coton, puis un deuxième, puis un troisième... purée, me dis-je en moi-même... c'est qu'il est hyper résistant ce vernis-là... il s'accroche le bougre !! Et vlan ! Je reprends une nouvelle rasade du flacon en pestant parce que ça va puer dans la salle de bain et que l'homme va me faire une crise demain au réveil parce qu'il ne supporte absolument pas l'odeur de vernis et encore moins celle du dissolvant !! Et j'astique, j'astique, j'astique...  sans rire, j'ai eu l'impression que ça durait des heures... j'en ai même rechaussé mes lunettes pour constater que... rien... mes ongles étaient toujours aussi "art abstrait" ; moitié nus, moitié vernis. Prochaine fois, manucure, je me dis... quitte à avoir des faux ongles !!! Crotte de bique ! Je décide après m'être une nouvelle fois lavée les mains, de frotter une ultime et dernière fois (en espérant que ça marche connaissant mon penchant à ne pas dormir pour bien moins que cela !!) et c'est là... à ce moment précis... que j'ai eu LA révélation... pauvre nouille que je suis... petite tête de linote... myope de surcroît... un peu "ruinée" par la journée... j'avais tout simplement confondu mon dissolvant avec mon demake up special "yeux"... allez-y... marrez-vous ! Imaginez vous la scène et gaussez-vous !!! Moi, j'en ris maintenant mais sur le coup, j'étais aussi énervée que lorsque je perds mes clés
(environ toutes les 3 heures).

N'empêche... ça aurait pu être BEAUCOUP plus grave... imaginez si c'est le dissolvant que j'avais pris pour démaquiller mes billes d'astygmate !! J'étais bonne pour une spéciale fin de soirée aux urgences ! Le pompon !!!!

J'vais vous dire un truc... l'an prochain... je ne sais pas si je continuerai mon engagement de parents d'élèves... ça ne devient pas un peu dangereux ces trucs là ? Non ?